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dimanche 13 novembre 2016

Rayonnements direct, diffus et réfléchi

Rayonnements direct, diffus et réfléchi 

Pour pouvoir dimensionner une installation solaire,il est nécessaire de connaître la quantité d'énergie disponible. Dans un plan donné, l'irradiation incidente, appelée irradiation globale,est la somme de trois composantes (ou deux si le plan est horizontal) : 
-  l'irradiation directe (kWh/m²/j), qui provient directement du soleil. Cette composante est nulle lorsque le soleil est caché par des nuages ou par un obstacle(bâtiment, masque lointain). 
-  l'irradiation diffuse (kWh/m²/j) qui correspond au rayonnement reçu de la voûte céleste, hormis le rayonnement direct.
-  l'irradiation réfléchie (kWh/m²/j) qui correspond au rayonnement renvoyé par le sol et l'environnement. Cette composante est nulle sur un plan horizontal.
-  L'irradiation hémisphérique(kWh/m²/j) est l'irradiation globale reçue sur une surface horizontale. Elle se mesure avec un solarimètre ou pyranomètre.
-  L'irradiation globale verticale (kWh/m²/j) peut être utilisée pour le calcul des apports passifs sur des parois verticales. 


La fraction d'insolation

La fraction d'insolation, égale au rapport de la durée réelle d'insolation sur la durée théorique du jour. Elle est souvent notée sigma. 

L'irradiance

 La puissance maximale atteinte en hiver est équivalente à celle qu'on peut obtenir en été. Dans 
l'exemple, présenté, un peu plus de  800 W/m² au midi solaire. Aux équinoxes, cette puissance est plus élevée sur un plan incliné d'un angle égal à la latitude du lieu, car l'angle d'incidence au midi solaire est nul et le rayonnement solaire arrive perpendiculairement sur le plan. Ce qui change entre l'été et l'hiver n'est donc pars la puissance maximale, mais la durée du jour. 

L'irradiation 

C'est l'intégrale de l'irradiance arrivant sur un plan caractérisé par son orientation et son inclinaison. 

La déclinaison 

L'axe de rotation de la terre est incliné par rapport au plan de l'écliptique (plan dans lequel la Terre se déplace autour du soleil) La déclinaison est l'angle entre le plan de l'équateur et la direction terre - soleil. Elle varie entre 23 ° 27 ' au solstice d'été à - 23 ° 27 ' au solstice d'hiver, de manière sinusoïdale. 




La hauteur et l'azimut

Pour repérer la position du soleil dansle ciel, on utilise deux angles : La hauteur h : angle entre la direction du soleil et sa projection sur le plan horizontal L’azimut a : angle entre cette projection et la direction du Sud : il est compté positivement vers l'Ouest et négativement vers l'Est .


Les avantages d’un microcontrôleur PIC


Les avantages d’un microcontrôleur PIC :

L’utilisation d’un microcontrôleur a plusieurs points forts, il suffit d’examiner la spectaculaire évolution, de l’offre des fabricants de circuits intégrés en ce dernier depuis des années.

¨ Le PIC est un microcontrôleur qui intègre dans un seul et même boîtier plusieurs éléments, il en résulte une diminution de l’encombrement de matériel et de circuit imprimé.

¨ Parmi les conséquences de cette intégration la simplification du tracé des circuits imprimé puisqu’il n’est plus nécessaire de véhicule des bus d’adresse et de données d’un autre composant (mémoire par exemple).

¨ L’utilisation d’un microcontrôleur réduit les coûts à plusieurs niveaux :

*Plus économique que les autres circuits qui le remplace.
*Minimiser et diminuer le coût de main d’œuvre.
*Possibilité de réalisation des applications non réalisables avec d’autres composants.
*Gains en vitesse de traitement d’informations, d’où le gain en temps d’exécution.

samedi 12 novembre 2016

Définition et explications sur le MPPT

Définition et explications sur le MPPT (Maximum Power Point Tracking) :

C'est un montage électronique au niveau du régulateur qui permet de tirer le maximum d'énergie d'une installation solaire photovoltaïque.

- Le régulateur MPPT permet d'optimiser le rendement des panneaux solaires jusqu'à 30% : pour un panneau photovoltaïque donné, les batteries recevront 30% d'électricité en plus par rapport à un régulateur solaire classique.
CONVERTISSEUR DC/DC :
La figure 2 montre la représentation d’un convertisseur DC/DC, qui peut être utilisé comme interface entre la source et la charge

Le rôle du convertisseur DC/DC (dans le cadre du PV) est de faire l’adaptation entre la source (GPV) et la charge pour un transfert de puissance maximal. Ceci est fait en maintenant le PF sur ou assez proche du MPP pour n’importe quelles conditions de fonctionnement (rayonnement, température, caractéristique de charge, etc.).
Contrairement au cas général où le convertisseur DC/DC est utilisé pour réguler la tension desortie, ici c’est plutôt la tension d’entrée qui est régulée. La tension de référence (consigne) est alorsconstante ou imposée par un algorithme de commande.


Principe de la Recherche du MPP :
La figure 2 représente le schéma de principe d’un convertisseur MPPT classique. La commande MPPT fait varier le rapport cyclique du convertisseur statique (CS), à l’aide d’un signal électrique approprié, pour tirer le maximum de puissance que le GPV peut fournir. L’algorithme MPPT peut être plus ou moins compliqué pour rechercher le MPP. En général, il est basé sur la variation du rapport cyclique du CS en fonction de l’évolution des paramètres d’entrée de ce dernier (I et V et par conséquent de la puissance du GPV) jusqu’à se placer sur le MPP. Plusieurs algorithmes sont disponibles.

LES ALGORITHMES MPPT :

Il existe dans la littérature plusieurs algorithmes MPPT. Les plus utilisés sont:
Algorithme de la Tension Constante (CV, Constant Voltage)
. Algorithme du Courant constant (Constant Current)
. Perturbation et Observation (P&O, Perturb and Observe)
. Conductance Incrémentale (IncCond, Incremental Conductance)
Les algorithmes P&O et IncCond font partie de la technique appelée Hill Climbing (monté de pente).

a-Algorithme Perturbation et Observation (P&O) :

La méthode P&O est généralement la plus utilisée en raison de sa simplicité et sa facilité de réalisation. Comme son nom l’indique, cette méthode fonctionne en pertu
rbant le système et observant l’impact sur la puissance à la sortie du GPV.
Sur la figure 5.14, on voit que si la tension de fonctionnement est perturbée dans une direction donnée et que la puissance augmente (dP=dV > 0), alors il estclair que la perturbation a déplacé le point de fonctionnement vers le MPP. L’algorithme P&O continuera à perturber la tension dans la même direction. Par contre, si la puissance diminue (dP=dV< 0), alors la perturbation a éloigné le point de fonctionnement du MPP. L’algorithme inversera la direction de la perturbation suivante. Cet algorithme est résumé sur  l’organigramme de la figure 5.
 L’algorithme peut être représenté mathématiquement par l’expression :


Le processus est répété périodiquement jusqu’à ce que le MPP soit atteint. Le système oscillealors autour du MPP, ce qui provoque des pertes de puissance. L’oscillation peut être minimisée en diminuant la taille de la perturbation. Cependant, une taille de perturbation trop petite ralentit considérablement la poursuite du MPP. Il existe alors un compromis entre précision et rapidité.

Dans  cette partie, nous avons entamé la partie la plus importante et la plus délicate de ce mini projet. Il s’agit de la description du convertisseur MPPT qui est un convertisseur de puissance (DC/DC)commandé par un algorithme MPPT. Nous avons expliqué le principe de recherche du MPP. Ensuite, nous avons étudié de manière approfondie le fonctionnement d’un convertisseur de type Buck aboutissant à un modèle mathématique linéarisé (modèle petits signaux).
 Enfin, nous avons cité les algorithmes MPPT existants dans la littérature.


les cellules photovoltaïques


les cellules photovoltaïques
La cellule photovoltaïque est fabriquée à partir de deux couches de Silicium (matériau semi-conducteur). :
 - zone P une couche dopée avec du Bore qui possède moins d'électrons que le  Silicium.
 - zone N une couche dopée avec du Phosphore qui possède plus d'électrons que le Silicium.
Lorsqu'un photon de la lumière arrive, son énergie crée une rupture entre un atome de silicium et un électron, modifiant les charges électriques. C'est ce qu'on appelle l'effet photovoltaïque. Les atomes, chargés positivement, vont alors dans la zone P et les électrons, chargés négativement, dans la zone N. Une différence de potentiel électrique, c'est-à-dire une tension électrique, est ainsi créée.
Pratiquement, une cellule photovoltaïque en technologie cristalline est donc composée de plusieurs couches actives :
- une couche « antireflet » sur la face avant dont le but est de faciliter au maximum la pénétration d’un maximum de photons.
- une grille conductrice avant « collectrice des électrons ».
- une couche dopée N (généralement grâce aux atomes de bore) avec porteurs de charges libres négatifs (électrons).
- une couche dopée P (généralement grâce aux atomes de phosphore) avec porteurs de charges positifs (trous).

- un contact métallique arrière pour collecter les charges positives.

Références
[1]    M.,larabi, Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque adapté par  une commande MPPT ,mémoire de fin d’étude licence université m’sila 2012-2013

Les différents types de cellules


Les différents types de cellules 

Il existe 4 types principaux de cellules photovoltaïques, qui varient selon la qualité du silicium :
a-  Cellule en silicium amorphe
                  Le silicium n'est pas cristallisé, il est déposé sur une feuille (La feuille est l'organe spécialisé dans la photosynthèse chez les végétaux supérieurs (spermaphytes, ptéridophytes et bryophytes). Elle est insérée sur les tiges...) de verre (Dans le langage courant, le mot verre sert à désigner un matériau dur, fragile (cassant) et transparent.). La cellule est gris très foncé. C'est la cellule des calculatrices et des montres dites "solaires".
·         Avantages :
o    fonctionnent avec un éclairement faible (même par temps (Le temps est un concept développé pour représenter la variation du monde : l'Univers n'est jamais figé, les éléments qui le composent bougent, se transforment et évoluent pour l'observateur...) couvert ou à l'intérieur d'un bâtiment),
o    moins chères que les autres.
o    moins sensible aux températures élevées que les cellules mono ou poly cristallines
·         Inconvénients :
o    rendement faible en plein soleil ((pourcentage en masse)), de 60Wc/m².
o    performances qui diminuent sensiblement avec le temps.

    b- Cellule en silicium monocristallin




    Lors du refroidissement, le silicium fondu se solidifie en ne formant (Dans l'intonation, les changements de fréquence fondamentale sont perçus comme des variations de hauteur : plus la fréquence est élevée, plus la hauteur perçue est haute et...) qu'un seul cristal de grande dimension (Dans le sens commun, la notion de dimension renvoie à la taille ; les dimensions d'une pièce sont sa longueur, sa largeur et sa profondeur/son épaisseur, ou bien...). On découpe ensuite le cristal en fines tranches qui donneront les cellules. Ces cellules sont en général d'un bleu (Bleu (de l'ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 446 et 520 nm. Elle varie en luminosité du cyan à une teinte plus sombre comme le...) uniforme.
·         Avantage: 
très bon rendement, de 120Wc/m².
·         Inconvénients :
o   coût élevé,
o   rendement faible sous un faible éclairement.

 c-  Cellule en silicium poly cristallin


 Pendant le refroidissement du silicium, il se forme plusieurs cristaux. Ce genre de cellule est également bleu, mais pas uniforme, on distingue des motifs créés par les différents cristaux.
·         Avantages:
o    bon rendement, de 100Wc/m2, mais cependant moins bon que pour le monocristallin,
o    moins cher que le monocristallin.
·         Inconvénient :
o    rendement faible sous un faible éclairement.
Ce sont les cellules les plus utilisées pour la production électrique (meilleur rapport qualité-prix).

d- Cellule Tandem

Empilement monolithique (Un monolithe est un élément fait d'un seul bloc de pierre de grande dimension. Son nom vient du grec ancien λιθος -lire lithos-(la pierre).) de deux cellules simples. En combinant deux cellules (couche mince de silicium amorphe sur silicium cristallin) absorbant dans des domaines spectraux se chevauchant, on améliore le rendement théorique par rapport à des cellules simples distinctes, qu'elles soient amorphes, cristallines ou microcristallines.

·         Avantage:
o    sensibilité élevée sur une large plage (La géomorphologie définit une plage comme une « accumulation sur le bord de mer de matériaux d'une taille allant des sables fins aux blocs ». La plage ne se limite donc pas aux étendues de sable fin ; on trouve également des...) de longueur (La longueur d’un objet représente la distance entre deux de ses extrémités, les plus éloignées possibles. Lorsque l’objet est filiforme ou en forme de lacet, sa longueur est souvent celle de...) d'onde (Une onde est la propagation d'une perturbation produisant sur son passage une variation réversible de propriétés physiques locales. Elle transporte de l'énergie sans transporter de matière.). Bon rendement
·         Inconvénient :
o    coût élevé dû à la superposition (En mécanique quantique, le principe de superposition stipule qu'un même état quantique peut possèder plusieurs valeurs pour une certaine quantité observable (spin,...) de deux cellules
Le futur (avec un maximum théorique de 87%). Les dispositifs à multi jonctions GaAs sont les cellules les plus efficaces. Spectrolab a obtenu 40.7% d'efficacité (déc. 2006). 

Références
[1]    M.,larabi, Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque adapté par  une commande MPPT ,mémoire de fin d’étude licence université m’sila 2012-2013

Expérimentation d’un Contrôleur de l’Etat de Charge de la Batterie dans un Système Photovoltaïque Autonome


Expérimentation d’un Contrôleur de l’Etat de Charge de la Batterie dans un Système Photovoltaïque Autonome

Résumé – L’objet du présent article consiste en la mise enoeuvre expérimentale d’un dispositif de contrôle de l’état de charge ‘State Of Charge – SOC’ dela batterie plomb acide dans un système photovoltaïque autonome. Le coeur du dispositif développé est un microcontrôleur dans lequel est implémenté une nouvelle technique de contrôle de l’état de charge ‘SOC’, se basant sur deux méthodes combinées ‘mesure coulombmétrique’ et ‘mesure de la tension du circuit-ouvert’. Une approche de minimisation du temps de stabilisation de la tension de circuit-ouvert a été introduite, rendant la mesure de cette dernière plus  pratique.
Abstract - The object of this article consists of the experimental setting of an inspecting device of the state of load 'Siate Of Charge –‘SOC’ with the acid batterylead in an autonomous photovoltaic system. The heart of the developed device is a microcontrolor in whom a new technique of control of the state of load ‘SOC’ is implemented, basing on two combined methods, the ‘coulombmetrique’ measurement and the ‘tension of the open-circuit’ measures. An approach of minimisation ofthe settling time of the tension of open-circuit was introduced, returning the measurement of the more practical latter.
Mots clés: Batterie – ‘SOC’ - Mesure coulombmétrique - Tension de circuit-ouvert.

1. INTRODUCTION 

Le système photovoltaïque autonome a connu un succès dans le monde, vu sa capacité à couvrir la totalité de la demande énergétique. Il est muni d’un élément de stockage ‘batteries d’accumulateurs’, pour subvenir aux besoins énergétiques pendant les horaires distincts de ceux du soleil.
La batterie est le principal élément dans un système photovoltaïque autonome, par où transite l’énergie électrique fournie par le générateur. Toutefois, la batterie d’accumulateurs reste l’élément le plus fragile. Sa durée de vie est étroitement liée de la manière dont elleest chargée et déchargée. Une longévité raisonnable n’est atteinte que par une régulation et un contrôle rigoureux de l’état de charge et par une protection soignée contre les surcharges et les décharges profondes. Les performances d’un système photovoltaïque autonome dépendent essentiellement de la technique de régulation et contrôle adoptée. En effet, plusieurs techniques de régulation ont été développées, se basant sur la tension mesurée aux bornes de la batterie comme étant le seul indicateur de son état de charge ‘State Of Charge –SOC’. Néanmoins ce paramètre est insuffisant, car plusieurs autres grandeurs influentes interviennent dans le processus, telles que : le courant de charge, le courant de décharge, le régime de charge, le régime de décharge, la température, l’auto-décharge, etc.
La technique combinée de la mesure coulombmétrique et la mesure de la tension du circuit-ouvert reste la
plus sûre pour une connaissance précise du SOC de la batterie. En vue de mettre en pratique cette technique de contrôle, un dispositif électronique ‘contrôleur du SOC’ à base du microcontrôleur 8052 AH BASIC a été mis au point et expérimenté [1]. Nous présentons les résultats préliminaires issus des tests expérimentaux effectués sur le contrôleur de l’état de charge.

2. TECHNIQUE DE CONTROLE DE L’ETAT DE CHARGE


La technique de contrôle de l’état de charge de la batterie ‘SOC’, la plus pratique et la plus utilisée, consiste en la mesure et le calcul des quantités d'électricité entrant et sortant dans les deux processus de charge et de décharge en termes d’ampères-heures. Cette technique est appelée la mesure coulombmétrique. Pour notre cas, le calcul numérique du ‘SOC’ se fait à l’aide d’un algorithme de calcul implémenté sur microcontrôleur, qui a pour fonction la commande ‘intelligente’ des éléments de coupure de charge et de décharge de la batterie.
L’état de charge de la batterie à un instant donné dépend directement de l’état de charge précédent, qui doit être connu au préalable. Cette précision pose un problème lors de la mise en service du système photovoltaïque,
qui nécessite la connaissance de l’état de charge initial de la batterie, et ou dans le cas lorsque la charge est déconnectée, la connaissance de l’état de la batterie si elle a subi une décharge excessive.
Pour surmonter ce problème des deux cas extrêmes, latension de circuit-ouvert de la batterie à l’état
complètement stable est également un indice, qui donneavec une précision suffisante ce ‘SOC’, sachant que cette tension de circuit-ouvert Vocest directement proportionnelle au ‘SOC’, et que la température de l’électrolyte a peu d’influence [2, 3].
La technique de contrôle de l’état de charge d’une batterie appropriée repose sur la combinaison des deux méthodes de mesure mentionnées précédemment, à savoir : - la mesure coulombmétrique, - et la mesure de la tension de circuit-ouvert.

2.1 Modèle de la mesure coulombmétrique

Le modèle choisi considère que l’état de charge d’une batterie ‘SOC’ est le rapport entre la quantité
d’électricité (Ah) reçue ou restituée par la batterie et lacapacité nominale (Ah) de la batterie. Le calcul en permanence de l’état de charge de la batterie ‘SOC’ en utilisant la relation récursive suivante :

où:
 SOC (t+l) : Etat de charge à l’instant t+l, SOC (t) : Etat de charge à l’instant t,
ηb: Rendement faradique moyen durant le cycle de charge. La valeur type est de 0.9.
Ib: Courant à l’entrée et la sortie de la batterie ( Ibiou Ibo), C : Capacité maximale

2.2 Modèle de prédiction de la tension de circuit-ouvert

Dans un système photovoltaïque, la mesure de la tension de circuit-ouvert de la batterie s’effectue au cours des deux modes de fonctionnement suivants :
ƒ  La batterie est au repos (au début de fonctionnement du système photovoltaïque) ;
ƒ  La profondeur de décharge est maximale (SOC < SOCmin), c’est-à-dire que la charge est déconnectée).
En effet, le choix d’un modèle de prédiction de la tension de circuit-ouvert pour la batterie est dicté par le critère suivant : le modèle doit être pratique, car la stabilisation de la tension de circuit-ouvert n’est atteinte qu’après plusieurs heures. Il est insensé de laisser le système photovoltaïque hors service durant toute cette période pour le relevé de l’état initial ou la mise à jour de l’état de charge.
Pour cela, il est nécessaire de prédire la valeur de la tension de circuit-ouvert avant que la batterie se stabilise complètement après une période de repos raisonnable.
Le modèle de prédiction de la tension de circuit-ouvert tient compte de la réduction adéquate du temps de repos de la batterie ‘durée de stabilisation de la tension’ a été développé par K. Short et J.H. Aylor [2, 3].
Dans ce modèle, la tension est exprimée par la relation linéaire simple suivante :
La pente de cette droite est calculée par l’expression suivante :
où :  Vo: tension du circuit-ouvert initiale à l’instant t = 1 minute, 
V1: tension du circuit-ouvert à l’instant t = 5 minutes. 
2.3 Algorithme général de contrôle du ‘SOC’
L’algorithme, développé pour le contrôle de l’état de charge ‘SOC’ de la batterie est présenté dans 
l’organigramme principal de la figure 1 et sur le tableau ci-après. 
Le contrôle de l’état de charge de la batterie dans le système photovoltaïque se fait suivant les modes décrits 
ci-après : 
MODE 0: Le générateur photovoltaïque et l’utilisation sont déconnectés (batterie au repos). Ce cas 
correspond à l’instant initial de lamise en service du système PV. 
MODE 1: Le générateur est connecté et l’utilisation est déconnectée. Dans ce cas, la batterie est en train de subir le processus de charge jusqu’à ce que l’état de charge atteigne le seuil intermédiaire ‘SOCI = 35 %’. 
MODE 2: Le générateur est déconnecté et l’utilisation est connectée. Ce qui veut que la batterie est à pleine charge et elle subit une phase de décharge en relation avec il utilisation. 
MODE 3: Le générateur est reconnecté et l’utilisation est connectée. Dans ce cas, l’état de charge de la batterie devient inférieur à l’état de charge maximal ‘SOCmax= 100 %’ et cela pourpermettre une charge complète de la batterie. 



3. TESTS DU DISPOSITIF SUR BANC D’ESSAI

L’objectif principal de cette partie d’expérimentation est de déterminer et de vérifier les performances du contrôleur du ‘SOC’ dans les deux régimes de charge et de décharge. 
3.1 Description du banc d'essai
Le banc d’essai expérimental réalisé est illustré par le schéma synoptique de la figure 2 et la vue de la figure 3. Le générateur photovoltaïque
Le générateur photovoltaïque est composé de deux modules ‘UDTS-50’ branchés en parallèle avec une puissance nominale de 50 Wc aux conditions standards ‘STC’ (1000W/m2, 25°C et AM1.5) chacun. Il est monté sur une structure porteuse inclinée d’un angle égal à la latitude dulieu (36.8°) et orientée plein sud. 
Les caractéristiques de chaque module sont les suivantes : 
•  Puissance maximale :    Pmax: 50 W, 
•  Tension de circuit-ouvert :    Voc: 20.6 V, 
•  Courant de court-circuit :    Ioc: 3.1 A, 
•  Rendement :     η: 11.6 

La batterie 

La batterie de stockage utilisée dans notre système photovoltaïque est une batterie de type monobloc 
stationnaire Varta Solar. Ses spécifications techniques sont les suivantes : 
•  Tension nominale : 12 V, 
•  Capacité nominale : 100 Ah, 
•  Courant nominal : 1 A, 
•  Densité de l’électrolyte : 1.23 kg/l, 
•  Tension de fin de charge :     14.8 V (20 °C), 
•  Tension de fin de décharge :    10.5 V (20 °C). 
•  La caractéristique de l’état de charge en fonction de la tension de circuit-ouvert est donnée par l’équation 
linéaire : SOC = 92.97 x Voc - 1064.60

L’utilisation

La charge électrique utilisée dans notre système est une charge résistive. Dans le montage expérimental, nous avons utilisé un rhéostat de 300Ω, 1000W. 
L’acquisition des données ‘µp-MS’
Pour évaluer l’état de charge de labatterie ‘SOC’, un enregisteur (µ-MS) a été installé sur banc d’essai permettant la mesure des quantités d’électricité ‘ampères-heures’ à l’entrée et à la sortie de la batterie. La mesure du courant est effectuée par un shunt (10 A / 0.lV).
Le dispositif de contrôle ‘µc-RC’ Le conditionnement de la puissance est assuré par le dispositif mis au point. Le programme de gestion dudit dispositif ‘µc-RC’ est installé dans un micro-ordinateur connecté directement à notre dispositif.

3.2 Résultats et discussions 

Dans l’étude expérimentale, deux tests ont été effectués pour vérifier la performance de notre dispositif ‘µcRC’. Les tests sont relatifs aux deux processus de charge et de décharge de la batterie.

a) Processus de charge

Dans ce cas, seule la batterie est connectée. Le programme de gestion est envoyé dans l’unité de contrôle par le micro-ordinateur. Après exécution du programme, le contrôleur envoie deux signaux logiques de niveau bas ‘O’ mettant la batterie au repos et après déconnexion du générateur et de l’utilisation, et valide le module d'acquisition pour un relevé de la tension de circuit-ouvert nécessaire à la détermination de l’état de charge initial de la batterie. La valeur du ‘SOC’ initial affiché sur micro-ordinateur est de 35.6 %. Après vérification de ce niveau du ‘SOC’, lequel est supérieur au ‘SOCmin’ (30 %) le processus de charge aura eu lieu grâce à un niveau logique haut ‘l’ émis par le contrôleur. Plusieurs valeurs du ‘SOC’ ont été ainsi relevées à différents pas horaires.
Parallèlement et dans le même temps horaire, des quantités d’électricité ‘ampères-heures’ donnés par
l’enregistreur µp-MS ont été relevées. Ensuite, nous avons procédé aux divers états de charge correspondants.
Le niveau le plus élevé du ‘SOC’ enregistré atteint est d’environ 80 %. Les résultats de comparaison entre le ‘SOC’ mesuré par notre dispositif ‘µc-RC’ et celui mesuré par l’enregistreur ‘µp-MS’ sont donnés par la figure 4. Nous remarquons que les mesures respectives données sont proches l’une de l’autre. Le lieu de ces points relevés s’apparente à la bissectrice avec notamment une erreur relative moyenne de l’ordre de 4.01 %. Les résultats issus de ce test sont appréciables.

b) Processus de décharge

Dans ce cas, le courant de décharge est maintenu constant, soit 03 ampères, en connectant la charge résistive (rhéostat 300Ω, 1000W), tandis que le générateur photovoltaïque est déconnecté. La procédure de fonctionnement du dispositif utilisée est similaire à celle préconisée précédemment ‘processus de charge’. La valeur du ‘SOC’ initial affiché est d’environ 80 %. Plusieurs points de mesures du ‘SOC’ à différents pas horaires ont été relevés par les deux dispositifs respectifs.La figure 5 présente la comparaison entre les valeurs mesurées par notre dispositif ‘µc-RC’ et celles mesurées par l’enregistreur ‘µp-MS’. Notons que dans ce cas qu’il y a une meilleure concordance entre les deux mesures, avec une erreur relative moyenne moindre (Er = 2.23 %).


4. CONCLUSION

A partir de ces résultats pratiques obtenus, il s’avère que le contrôle automatique de l’état de charge de la batterie ‘SOC’ au cours des deux processus de charge etde décharge est d’une finesse, grâce au programme de gestion élaboré.
Afin d’affiner et de valider ces résultats pratiques obtenus, une campagne de mesures plus importante sur une période plus longue est nécessaire, et cela en tenant compte des nombreux autres considérations influentes, telles l’utilisation de diverses charges à alimenter (par exemple: onduleur, ). Enfin, l’approche de contrôle proposée et implémentée va à l’encontre de la plupart approches, qui s’appuient sur la tension mesurée aux bornes de la batterie comme étant la seule indication pour en assurer les fonctions de régulation et de contrôle des limites de charge et de décharge.

REFERENCES

[1] M. Drif, ‘Contribution au Développement d’un Dispositif de Régulation et de Contrôle à Base de Microcontrôleur pour Systèmes Photovoltaïque Autonomes’, Thèse de Magister, Institut d’Electronique, Université Ferhat Abbas de Sétif, 1999.
[2] J. H. Aylor et al., ‘A battery State-of-Charge Indicator for Electric Wheelchairs’, IEEE Transactions on Industrial Electronics, Vol. 39, N°39, pp.77-87, Oct. 1995.
[3] K. Short, ‘An Adoptive Battery Monitor’, Masters Thesis in Electrical Engineering, University of Virginia, Jan. 1986.

vendredi 11 novembre 2016

Energie solaire

Energie solaire





L’énergie solaire, une énergie à portée de la main

Un diamètre d’un million et demi de kilomètres, près de 5 000°C de température en surface et quelques millions en son centre... Autant dire que le soleil est une sphère qui dégage une énorme quantité d’énergie, dont seule une partie parvient sur terre en raison de la distance (150 millions de km). Mais cette partie reste encore 10 000 fois supérieure à la consommation mondiale d’énergie. On voit immédiatement l’intérêt qu’il y aurait à la récupérer.
L’énergie solaire fait partie de ces énergies renouvelables et propres qui pourraient devenir une alternative aux sources combustibles fossiles (charbon, pétrole), dont les réserves sont limitées et qui sont polluantes. De plus, le rayonnement solaire est disponible partout sur la planète, bien qu’il ne soit pas uniforme sur notre planète et favorise plutôt les régions proches de l’Equateur.
Malgré ces nombreux avantages, les tentatives humaines pour parvenir à une utilisation efficace de l’énergie solaire se sont heurtées à de nombreuses difficultés.

Petit historique

Dès le XVIIIe siècle, Lavoisier conçut un four solaire qui lui permit d’atteindre 1 755°C. En 1872, on construisit au Chili un énorme distillateur solaire de 5 000 m2 permettant de produire 20 000 litres d’eau douce par jour. Enfin, en 1878, Mouchot créa une machine solaire à vapeur qui servit à actionner l’imprimerie de l’Exposition Universelle.

Mais ces appareils ne pouvaient pas concurrencer les nouvelles machines fonctionnant grâce aux énergies fossiles. Il fallut attendre près d’un siècle, pour que la conquête spatiale encourage, en 1954, l’apparition aux États Unis des premières cellules photoélectriques (ou photovoltaïques) pour l’alimentation des satellites. C’est ensuite la crise du pétrole qui relança les recherches menées notamment par le CNRS et qui permirent la réalisation en France de la première centrale solaire, en 1976. 

L’utilisation de la chaleur du rayonnement solaire

Les premières tentatives d’utilisation de l’énergie solaire utilisaient l'interaction rayonnement-matière, c'est-à-dire l'échauffement d'un corps noir au soleil. C’est le cas de plusieurs systèmes, comme les chauffe-eau domestiques et surtout les fours solaires.


Le solaire dans l’habitat

Certaines maisons tirent profit du soleil simplement de par leur forme, largement ouverte au sud, fermée au nord (climatisation et architecture bioclimatiques).
Mais la principale utilisation thermique repose sur l’effet de serre. Celui-ci repose sur la particularité qu’a le verre de laisser passer la lumière mais beaucoup moins la chaleur. Ce phénomène est très connu des agriculteurs, qui s’en servent pour cultiver des plantes sous serre dans des zones qui seraient sinon trop froides. Le même phénomène a été utilisé pour créer des chauffe-eau solaires. On en compte des centaines de milliers en Australie et en Israël, et même deux millions au Japon. Leur nombre reste encore marginal en France, mais EDF, en collaboration avec l’Ademe (Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie) a lancé une campagne de sensibilisation en 1996 aux Antilles et à La Réunion. 9 000 chauffe-eau solaires ont été vendus depuis, mais 20 000 pourraient être installés dans les DOM et la Corse. Ils permettraient d’économiser 10 000 tonnes de pétrole par an et réduiraient de 30 000 tonnes les émissions de gaz carbonique.

Les centrales solaires

Les premières centrales ont été appelées thermo-hélioélectriques. Le rayonnement solaire, qu’elles concentrent pour chauffer à très haute température un liquide particulier non vaporisable, chauffe à son tour de l’eau qui alimente une chaudière à vapeur, elle-même reliée à une turbine et à un générateur pour produire de l’électricité.
Pour obtenir une chaleur suffisante, il faut concentrer le rayonnement. C’est pourquoi on utilise des batteries de miroirs focalisants (appelés héliostats), orientables pour suivre la course du soleil. Ils concentrent les rayons solaires sur une chaudière, placée au sommet d’une tour. Dans la première expérience française, menée par les CNRS en collaboration avec EDF, pour le four d'Odeillo dans les Pyrénées, les chercheurs ont choisi d’utiliser la technique dite de “double réflexion” : les héliostats dirigent le rayonnement vers un grand miroir parabolique intermédiaire, qui le renvoie à son tour vers son foyer. Ce processus permet une meilleure concentration du rayonnement mais occasionne des pertes d’énergie. D’autre part, le grand miroir concave est très coûteux. C’est pourquoi Thémis, première centrale électrique réellement opérationnelle, mise en servie en 1976, n’utilise qu’une seule série de miroirs (350 de 50 m2 chacun) qui renvoient directement les rayons vers la chaudière.
Cependant, il existe un grand nombre de difficultés techniques. La principale est celle des pertes de chaleur, au niveau du liquide de la chaudière et de toutes les étapes ultérieures jusqu’à la turbine. Plus le liquide de la chaudière est chaud, plus les pertes sont élevées, mais en deçà d’une certaine température, la chaudière n’est plus assez efficace. Le deuxième problème est qu’il n’est pas possible d’augmenter indéfiniment le nombre de miroirs, et donc l’énergie disponible pour la chaudière. En effet, si les héliostats sont trop éloignés, le rayonnement est plus difficilement focalisable et le moindre mouvement du miroir le dévie de sa cible. Ils n’apportent alors quasiment plus d’énergie à la chaudière et deviennent donc inutiles. Cette technique thermoélectrique n’a donc pas réussi à devenir rentable. Et si Thémis a produit pendant près de 10 ans 2 GWh, elle a été convertie depuis 1986 en un centre d’études.

L’électricité photovoltaïque adaptée aux petites applications

L’essentiel des recherches se concentre désormais au niveau de la production directe d’électricité solaire. La production d’électricité se fait à partir de cellules dites photoélectriques, ou photovoltaïques ou encore photopiles. Elles sont réalisées à partir d’un semi-conducteur, en général en silicium. Quand des électrons de la photopile reçoivent de la lumière, celle-ci leur transmet de l’énergie. Les électrons excités peuvent utiliser cette énergie pour se déplacer et créer ainsi un mouvement de charges et donc de l’électricité.
Cependant, il arrive que des électrons gaspillent cette énergie soit en chaleur soit sous forme de petits mouvements inutilisables par la photopile. L’énergie électrique récupérée est comprise, suivant la technologie utilisée, entre 10 et 15 % pour les matériels commercialisés.
Un grand nombre de cellules sont généralement regroupées en modules et associées à des batteries pour stocker l’énergie et pouvoir la restituer au moment souhaité.
En effet, un problème essentiel est que le rayonnement solaire n’est disponible que le jour tandis que l’utilisation d’électricité a principalement lieu la nuit. On ajoute généralement au dispositif un régulateur de charge/décharge qui protège la batterie contre les surcharges et les décharges complètes, et éventuellement un onduleur pour obtenir du courant alternatif. Ensemble, ces éléments forment un générateur photovoltaïque. Cependant, les cellules photovoltaïques restent encore imparfaites. Leur rendement par m2 reste trop faible, et cela à des coûts élevés. Un autre problème important est qu’on n’obtient généralement qu’une puissance très modeste, délivrée alors en courant continu. Cette technique reste donc réservée à de petites applications séparées d’un réseau électrique comme le matériel embarqué sur les voiliers, ou de petits équipements portatifs comme des calculatrices ou des montres.


L’électrification rurale décentralisée : un enjeu mondial

Dans certains cas, en montagne, ou dans les petites îles, où les frais de câblage se révéleraient trop élevés, l’électricité photovoltaïque peut s’avérer une alternative rentable, mais à laquelle il faut ajouter un groupe électrogène pour les appareils gros consommateurs d’électricité. En France, plus de 600 habitations, bergeries et refuges non raccordés au réseau sont aujourd’hui équipés de panneaux photovoltaïques, ce qui représente 430 kW.
Mais aujourd’hui, où plus de 2 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’électricité, l’électrification est un enjeu de développement majeur. EDF s’est ainsi lancée dans différents programmes dans les pays en développement et a ainsi participé à l’électrification de villages ou de centres multiservices (éclairage, téléphone, télévision,…) au Burkina-Faso. Une expérience qui pourrait être étendue à 500 villages du Sahel. EDF coopère également avec des associations et des institutions à but humanitaire, et installe des équipements photovoltaïques au Bénin, au Viêt-nam et à Cuba. EDF appuie des opérations analogues menées au Viêt-nam, en Chine de l’Ouest, au Sénégal et au Cambodge, tandis que d’autres projets sont étudiés.